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vivons mieux ! live better GU QI DAO 顾气道 - art de vivre, art martial
vivons mieux ! live better GU QI DAO 顾气道 - art de vivre, art martial  

Ces derniers temps, le journal français Le Monde, les revues spécialisées Karaté, Qi Gong, Dragons magazine, La revue du taiji, ont toutes prêté attention à un jeune professeur d’arts martiaux venu de Shanghai, relatant comment le style qu’il a créé est un renouveau des arts martiaux du 21 siècle. Son nom est Gu Ji. Il a combiné la voie des arts martiaux, de self défense, des pratiques de santé, avec le quotidien, afin de faire de l’entrainement un style de vie, renouant ainsi avec les méthodes d’entrainement classiques. Il nomme cette méthode le Gu Qi Dao. Ce 24 mars (2018), il a guidé ses élèves français lors du 33ème Festival des arts martiaux, suscitant immédiatement l’intérêt général.

 

Gu Ji n’est pas vraiment un professionnel dans le milieu des arts-martiaux. Pourtant, la pratique martiale a pour lui une connexion avec sa vie entière, non pas pour un palmarès ni le grade professionnel, mais pour se soigner, et vivre mieux. De par son destin, il a dû approfondir sa connaissance des arts martiaux.

 

Né en 1969 d’une famille d’artistes, ses deux parents sont des peintres bien connus de Shanghai. Pourtant, sa santé est fragile, il est souvent malade, et de son enfance reviennent souvent les souvenirs de ses parents l’amenant à Pékin à la recherche de différents médecins. A cette époque durant la Révolution Culturelle, les arts martiaux étaient considérés comme une des « 4 vieilleries », et n’étaient plus en vogue. Mais l’un de ses voisins était un fameux pratiquant célèbre de Taijiquan. Ses parents ayant entendu dire que la pratique du Taijiquan pouvait renforcer le système immunitaire, ils sont allés voir ce maitre afin de lui demander de l’enseigner à leur fils. Cette personne se nommait également Gu, et bien qu’il n’y eût aucun lien de parenté direct, il accepta en raison de la proximité, en tant que voisin et du même « clan ». Son nom était Gu Liu Xin et aux yeux de Gu Ji, il n’était qu’un médecin sans blouse blanche. Il ne savait pas qu’il était en réalité un grand maitre d’arts martiaux, illustre héritier du style Chen de Taijiquan à Shanghai. 

 

Son engagement dans le monde martial fût donc comme un traitement thérapeutique. Après 3 ans d’apprentissage auprès de Gu Liuxin, Gu Ji sentit son corps se renforcer, et s’éprit peu à peu de cette pratique. Par l’intermédiaire de son professeur, il fit connaissance avec de nombreux maîtres de l’époque, et devint l’élève direct de Yang Zhenduo, et le disciple de Fu Zhongwen, dont il apprit le style Yang de Taijiquan. Une fois sa santé améliorée, il apprit également auprès d’autres maîtres le Ba Gua et le Xingyi Quan.

 

En 1991, Gu Ji partit pour la France en tant qu’étudiant, et dès 1993, il commença à y enseigner. Parmi ses élèves, nombreux sont devenus champions durant les compétitions françaises ou internationales de Taiji Quan.

 

Au cours de sa pratique et de son enseignement, Gu Ji ressentit à quel point les arts martiaux chinois étaient riches et profonds, et d’une grande qualité, tant du point de vue de la santé que de l’auto-défense. Mais son processus d’apprentissage est difficile et laborieux, ce qui peut s’avérer difficile pour les occidentaux. Notamment en France et dans d’autres pays occidentaux, où les arts martiaux sont tout juste considérés comme activité sportive, que l’on pratique dans un lieu et temps spécifiques. Comment atteindre un niveau convenable si l’on n’y consacre que deux ou trois heures par semaine ? C’est ainsi que Gu Ji se rappela qu’en Chine ancienne, les arts martiaux étaient inséparables de la vie quotidienne. Et comme disaient les anciens : Quan bu li shou (拳不离手 : L‘entrainement est sans cesse).  Comme le montrent certains films d‘arts martiaux, à l’époque, couper du bois, transporter de l’eau, faire la cuisine, marcher, dormir, toutes ces activités pouvaient être une méthode pour s’entraîner, à n’importe quelle heure et n’importe où. Pour cette raison, Gu JI tenta de combiner les particularités du monde moderne avec son enseignement, afin d’en faire une méthode utilisable à tous moments, et dont les objets du quotidien peuvent devenir des outils d’auto-défense. 

 

Par exemple, en marchant dans la rue, on n’ose pas s’entrainer au coup de pied de face ou au coup de pied retourné car c’est trop dérangeant, mais quand il y a peu de monde autour, on peut pratiquer le coup de pied bas, en décollant le pied à peine du sol. En s’entrainant fréquemment ainsi, on peut non seulement rendre la jambe plus flexible, mais également travailler le pied, et avoir plus de force lors de l’entrainement aux coups de pieds.

 

Au bureau, lorsqu’on travaille à son ordinateur, on peut lever un pied du sol et travailler la force et les muscles des jambes et de l’abdomen ; ou encore en levant la main pour téléphoner, ou en penchant le dos pour porter quelque chose, etc… 

Tous les mouvements du quotidien peuvent ainsi évoluer en un mouvement pour l’auto-défense. Après avoir incorporé cette notion et ces mouvements dans son enseignement, les effets ont été très bénéfiques. De nombreux élèves en France ont obtenu d’excellents résultats lors des compétitions de Sanda. Et c’est ainsi qu’à partir de 2009, Gu Ji commença à combiner cette méthode et sa théorie de manière formelle, en la nommant le « Gu Qi Dao ».

 

Gu Ji explique encore que « Gu » n’a rien à voir avec son nom de famille, mais se réfère à « prendre soin, porter attention » ; « Qi » inclut toutes les méthodes traditionnelles d’entrainement martiales et de Qi Gong ; « Dao » est la voie des principes naturels.

 

En termes simples, il s’agit d’un mode de vie naturel pour prendre soin de soi selon une méthode d’entrainement. Il s’agit donc d’un art de vivre assimilant la santé et l’auto-défense. Pour cette raison, lorsque Ji professe son enseignement, il s’attache particulièrement à l’aspect « naturel » qui, avec un peu plus d’attention, devient une voie martiale.

 

Gu Ji ajoute que le Gu Qi Dao n’est pas une invention, mais une simple expression des arts martiaux traditionnels chinois dans la vie actuelle, le produit d’une synthèse entre tradition et modernité. Son intention est de faire intégrer les arts martiaux dans l’existence des gens, et de rendre l’entrainement plus aisé et utile, et ainsi améliorer la qualité de vie des pratiquants. Entre l’attention grandissante à son bien-être ainsi que la nécessité de se protéger des dangers quotidiens de la société d’aujourd’hui, le Gu Qi Dao est certainement une voie inévitable.

 

Le Gu Qi Dao, la tentation de la modernité

C’est une drôle de danse, la danse du Qi (de l’énergie). Le maître Gu Ji tire un rideau, prend un pinceau et dessine dans l’air un huit, il offre une tasse de thé, puis une deuxième, il récupère une feuille qui tombe, la jette et téléphone… Le maître n’a pas perdu la raison, il innove. Ce Chinois de 48 ans, émigré en France à l’âge de 21 ans, a fondé un nouvel art martial à partir de disciplines telles que le kung-fu, le tai-chi ou encore le qi gong.

« L’idée est de transformer un certain nombre de gestes du quotidien en techniques. Par exemple, chaque jour, on doit s’habiller et se déshabiller. Sans en avoir conscience, vous vous entraînez », explique Gu Ji. Chacun des 24 mouvements a son application en self-défense. Le geste du téléphone, comme celui du déshabillage ou de l’habillage, permettent de bloquer un éventuel coup et d’enchaîner pour neutraliser l’agresseur.

C’est en enseignant les arts martiaux chinois traditionnels depuis 1993 que Gu Ji a conçu sa méthode. Il constate que beaucoup d’élèves n’ont pas le temps de s’entraîner autant qu’il le faudrait. Au lieu d’entraînement, le maître parle d’amusement, censé permettre le relâchement et la détente des pratiquants. Au lieu de combat, on utilise le terme de danse.

 

Peintre et maître

 

Diplômé des Beaux-Arts de Shanghaï, maître Gu Ji continue de manier le pinceau comme ses parents, tous deux artistes peintres. Sa passion des arts martiaux lui vient de son oncle, James Kou, fondateur de la Fédération française de tai-chi.

La dimension martiale du gu qi dao se trouve dans la partie self-défense. Le maître insiste sur la volonté de se défendre sans blesser. Pour cela, il utilise là encore des objets du quotidien. Tout heureux de participer, on lui propose d’emprunter notre ouvrage, la biographie de Staline par son rival Trotsky, en version livre de poche. « Souvent, un coup de pied avec des godasses très dures peut casser la main. Le livre amortit énormément et permet de désarmer ensuite », souligne l’expert.

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